L’isolation des parties courantes du bâti est souvent déjà performante, et il n’est pas possible de la renforcer au-delà de certaines limites. Il reste à trouver des solutions pour les abouts de dalle, les joints avec les dormants et être vigilant sur la mise en oeuvre.

Travailler sur le traitement des ponts thermiques permet de réduire de 15 à 20 % les déperditions par les parois. Faire l’impasse sur le traitement des ponts thermiques et continuer à renforcer l’isolation en partie courante peut contribuer à favoriser les pathologies.

Industriels et constructeurs travaillent sur de nouvelles techniques de gros oeuvre au niveau de la conception du bâtiment et de la mise en oeuvre des dalles de béton et des refends pour réduire les coûts. C’est le cas des murs de façade en béton banché. Il consiste, pour diminuer le flux thermique, à incorporer au moment du coulage un isolant de 3 cm de polystyrène extrudé dans le voile de béton au droit des dalles de plancher. Cette mise en oeuvre modifie l’organisation du chantier, mais, pour un surcoût minime, réduit les ponts thermiques d’environ 30 %. Ils peuvent l’être encore davantage en modifiant la taille et la forme de l’isolant. Une contrainte, cette technique nécessite des voiles porteurs d’au moins 18 cm pour assurer la stabilité de l’ouvrage.

Un autre procédé consiste aussi à introduire un isolant (polystyrène expansé ou laine de roche) lors du coulage du béton, mais en limitant l’assise de la dalle de plancher sur les murs de façade à des points d’ancrage de 20 cm, espacés de 2,20 mètres pour les portées courantes de 6,50 mètres. Entre les points d’ancrage, on dispose un isolant en nez de dalle. Les ponts thermiques sont ainsi réduits de 70 %. Cette technique implique de redimensionner les sections des aciers d’armature.